VALENTIN AU COLLEGE

35. PRISE DE RISQUE

« Tu n'aimes pas les chats ? » s'étonna Pauline, sortie de l'appartement de monsieur Berthoux.
— J'adore les chats, corrigea Valentin, mais il fallait absolument mettre en confiance ce brave monsieur amateur d’oiseaux.
— Tu es rusé ! Qu'est-ce qu'on sait de plus qui pourrait nous aider ?
— Nous savons que Bouboule s'est fait bousculer par une voiture qui manœuvrait, qu'il a fait tomber et cassé son téléphone, que c'est un homme en costume gris sombre qui l'a conduit à la librairie. Nous savons qu'il est ensuite monté dans une Audi A4 dont les dernières lettres de la plaque sont KK et le département 69 et que cette voiture est partie par la route de l'église, donc vers le col. Voilà ce qu'il faut dire aux copains. Est-ce que tu peux t'en charger, Pauline ?
— Je crois que je n'ai pas toutes les adresses dans mon téléphone...
— Il suffit que tu écrives en réponse à mon dernier message envoyé à vous tous, la réponse ira également à tout le monde. Moi je rentre à la maison pour préparer la suite. Merci pour ton aide. Je vous appelle tous en fin d’après-midi.

Valentin était à peine rentré chez ses grands-parents que son smartphone vibra. C'était un appel privé de l'adjudant Lemoine. Après une brève hésitation, il se décida à prendre a communication.
— Tu sais pourquoi je t'appelle Valentin ?
— Je le crois mon adjudant, c'est au sujet de Boub heu... de Pascal Boulot. Sa mère m'a téléphoné vers treize heures pour me demander si je l'avais vu.
— Et donc ?
— Personne ne l'a vu depuis hier à la sortie du collège. Avez-vous des renseignements ?
— J'ai eu un coup de fil de son père en début d'après-midi pour me signaler son retard.
— Vous voulez dire sa disparition !
— On n'en est pas là. Tu le connais bien Pascal ?
— Oui, c'est un de mes très bons copains.
— A ton avis, est-ce qu'il serait capable de fuguer ?
— Je ne crois pas, non, Bouboule heu Pascal est très bien dans sa peau et il s'entend bien avec ses parents.
— C'est ce qu'ils m'ont dit. Est-ce que tu le crois capable d'être allé rejoindre une petite amie ?
— Mais oui, il devait aller chez une copine faire un devoir.
— C'est qui cette copine ?
— C'est la fille de madame Lacourt. Elle est caissière au supermarché.
— Tu ne peux rien me dire d'autre ?
— Pas pour le moment, vous voulez que j'enquête ?
— Surtout pas, reste en dehors de tout ça Valentin, merci, au revoir.
Sitôt la communication terminée, Valentin appela Eva.
— Eva, les gendarmes vont venir chez toi poser des questions au sujet de Pascal. Tu dis que tu ne sais rien sinon que vous deviez vous voir ce matin. Dis que tu espères qu'il vont vite le retrouver. Efface tous nos messages de ton téléphone. Nous continuons à chercher, je m'arrangerai pour te tenir au courant. Sois confiante, je pense que Pascal est en bonne santé. Bisous Eva, bisous.

Après avoir lu le message de explicatif de Pauline arrivé pendant l'appel de l'adjudant Lemoine, Valentin s'installa devant l'ordinateur familial, activa le moteur de recherches et tapa « images Audi A4 noire ». Il sélectionna une photo prise de trois quarts avant et la copia dans son logiciel de retouches d'images. Il lança une nouvelle recherche sur « plaques d'immatriculation Lyon » et copia une image. Il travailla ensuite sur la plaque, flouta les deux premières lettres et les trois chiffres, plaça les lettres KK à la place des deux dernières lettres du modèle. Après quelques manipulations élémentaires de mise à l'échelle, il réussit à faire apparaître la plaque au bon endroit sur la photo de l'Audi. Satisfait de son travail, il lança l'impression en sept exemplaires, puis il effaça l'historique de ses recherches. L'horloge électronique de l'ordinateur indiquait dix sept heures quand il l'éteignit. Saisissant son smartphone, il convoqua ses copains et copines à l'exception d'Eva, trop sensible et trop observée par l'enquête de gendarmerie. « RV vélo parking supermarché 10 mn » écrivit-il.

Hyper motivés, ils étaient tous là quand Valentin freina devant le groupe. Il distribua une photo de l'Audi à chacun et expliqua.
— Voici la voiture dans laquelle Bouboule a été enlevé.
— Enlevé, t'es sûr ? s'épouvanta Gilles.
— Oui, sinon l'homme que vous a décrit Pauline dans son message l'aurait soit reconduit chez lui, soit mené chez Eva.
— C'est quoi la suite ? activa Florian.
— La voiture est partie par cette route mais elle a pu tourner n'importe où, donc à chaque croisement de rue nous allons opérer une enquête de voisinage.
— En pratique, comment allons-nous faire ? s'inquiéta Lucie.
— Vous abordez les passants, vous sonnez aux maisons, vous montrez la photo et vous demandez si cette voiture est déjà passée par ici. Si on vous demande des explications, vous dites avec le sourire que c'est juste un jeu de piste. Faites préciser quand et dans quelle direction elle se dirigeait. SMS dès que vous avez un tuyau crédible. Allons-y, ne perdons pas de temps, il reste à peu près trois heures de jour.
Le groupe éclata. Mathilde prit la première rue à gauche, Valentin décida de s'occuper de la première à droite, les autres continuèrent selon leur bon vouloir. Valentin ne tarda pas pas à se rendre compte de la difficulté de la tâche qu'il imposait à ses copains. Après une dizaine de réponses négatives, il reprit son VTT et continua la route du col. Après avoir dépassé Florian puis Pauline, il avisa Lucie en discussion avec un homme appuyé sur une bêche dans le jardin de sa propriété. L'homme hocha la tête et, se tournant vers le col pour mieux expliquer la direction fit signe tout droit du bras droit puis d'un geste du bras gauche indiqua où tourner. Lucie remercia chaudement son interlocuteur. Valentin dépassa Lucie et s'arrêta au croisement suivant, bientôt rejoint par son amie. Celle-ci donna tout de suite les explications attendues.
— J'ai eu un témoignage au carrefour précédent qui m'a indiqué la route du col, et maintenant le monsieur que tu as vu est formel, cette voiture est déjà passée plusieurs fois et venait de cette route à gauche.
— Tu sais où elle va ?
— Oui, c'est une route en cul de sac qui dessert seulement le mini hameau du Bouclet.
— Il y a beaucoup de maisons dans ce hameau ?
— Quatre ou cinq vieilles maisons restaurées et deux maisons récentes. Je crois que ce sont toutes des résidences secondaires.
— OK, rassemble tout le monde au parking de départ, je réfléchis à la suite.

— Bon, nous avançons, grâce à Lucie, grâce à vous tous, nous avons localisé l'endroit d'où vient cette Audi noire.
— On y va tous et on visite les maisons les unes après les autres ! asséna Florian.
— Non, Flo, pense à Bouboule. Si le ravisseur sent qu'on le recherche, il peut disparaître en force, il peut faire du mal à Pascal et même pire. Écoutez, vous êtes-vous demandé pourquoi est-ce qu'on enlève une personne ?
— Quelqu'un qui n'a pas d'enfant et qui...
— Non Mathilde, dans ce cas, c'est un bébé qu'on choisit, pas un adolescent.
— Un pédophile ? suggéra Olivier.
— Pas impossible hélas, mais il peut y avoir aussi d'autres raisons.
— A quoi tu penses ? demanda Gilles qui pressentait que Valentin avait déjà fait son opinion.
— Ce matin la libraire à parlé d'une grosse gourmette au poignet de l'homme, gourmette qui n'indiquait pas un prénom mais un dessin, une sorte de soleil stylisé. Cela n'évoque rien pour toi Olive ?
Olivier fronça les sourcils et fit lentement non de la tête.
— Lors de notre recherche de trésor, la petite gourmette que nous avions détectée... J'ai eu confirmation qu'elle présentait le dessin d'un soleil. Toujours pas d'idées ?
— Une secte ? demanda Pauline. Bouboule aurait été enlevé par une secte ?
— Je le crains.
— Mais Bouboule n'a pas d'idées comme ça ! Il ne pourra pas l'obliger, ce mec, objecta Olivier.
— Rappelez-vous l'exposé de Lemoine sur les drogues, en particulier le GHB qui t'enlève ta volonté.
— Bouboule n'a pas pu être drogué en pleine ville quand même, continua Olivier.
— Écoute, Olive, voici comment je vois les choses. Bouboule se fait bousculer par hasard et casse son téléphone. L'homme sort de sa voiture, voit la mine toujours un peu ahurie, faussement ahurie, de notre copain et flaire l'occasion de recruter. Il l'amadoue en lui offrant de lui acheter ce qu'il veut pour le dédommager, d'où l'épisode de la librairie puis certainement propose de lui donner un autre téléphone beaucoup mieux mais il faut aller chez lui le chercher. Bouboule tout heureux d'avoir peut-être un smartphone accepte. Une fois chez lui, il lui offre à boire et le drogue en attendant de l'exfiltrer vers le quartier général de sa secte.
— Quelqu'un aurait pu reconnaître Pascal dans la voiture, objecta Mathilde.
— Pas si elle a des vitres teintées.
— On prévient tout de suite Lemoine, décida Florian.
— Attends, Flo. Je vais d'abord tenter quelque chose.
— Qu'est-ce que tu peux faire d'autre ?
— Je vais me faire kidnapper.
Un silence stupéfait succéda à cette déclaration inattendue de Valentin.
— Tu es devenu fou ! s'inquiéta Pauline.
— Attendez, je vous explique. Je vais essayer de répéter le coup du téléphone de Bouboule. Je vais aller roder dans le hameau du Bouclet, je vais prendre un air ahuri... Pas de remarques ? Merci.
Donc il faut d'abord que je récupère un vieux téléphone. Il n'y a que toi Pauline et toi Lucie qui en avez un.
— Tu vas le casser ? demanda Pauline.
— Le laisser tomber en jouant la surprise si je réussis à me faire repérer par l'homme. Il ne sera pas nécessairement cassé.
— Je ne comprends pas, tu as ton iPhone, non ? s'interrogea Gilles.
— Oui mais je vais l'éteindre et le fixer sur ma jambe, dans ma chaussette. Si l'homme décide de me kidnapper, il ne lui viendra pas à l'idée que je puisse en avoir un autre. Il me servira alors à indiquer ma position, notre position j'espère, aux gendarmes et à vous.
— Tiens, prends le mien, dit Lucie se sacrifiant.
— Merci Lucie, je te promets de le remplacer s'il vient à être cassé. C'est décidé. Il me faut du scotch ou du papier collant ou des élastiques . Quelqu'un a ça ?
— Voilà mon chouchou à cheveux, proposa Mathilde.
— Le mien aussi, dit Pauline.
— Moi j'ai un bout d'élastique, ajouta Olivier.
— OK, c'est bon, il faut maintenant que j'aie l'air plus pauvre, mon blouson est trop neuf.
— Faisons l'échange, dit Gilles. Le mien est vieux et il a une poche déchirée.
— Merci, juste avant de prendre la route du hameau, je salirai mes baskets et mon bas de survêtement. Les cheveux en désordre maintenant, voilà... Ton téléphone, Lucie. Je change, temporairement j'espère, le nom du propriétaire...
— Tu es courageux, dit Mathilde admirative. Et s'il parvient à te droguer ?
— Je vais faire en sorte que cela n'arrive pas, mais s'il essaie j'utiliserai mes talents de comédien. Si mon plan marche, je vous envoie dès que possible un SMS avec seulement le chiffre « un » si je suis seul et le chiffre « deux » si j'ai retrouvé Bouboule. Florian, je veux que tu m'observes de loin sans te faire remarquer. Si je disparais dans une maison, essaie de retrouver l'Audi et si tu y parviens, fais-lui subir le sort du fourgon des ravisseurs de chats, tu te rappelles la technique ?
— Et comment !
— Si une heure après mon entrée éventuelle dans la maison vous n'avez rien reçu, prévenez l'adjudant Lemoine, et soyez persuasifs ! Si les gendarmes arrivent avant que vous les préveniez, c'est que j'aurai réussi.

Valentin, pieds en dedans, démarche chaloupée errait en donnant des coups de pied dans les cailloux. Tête légèrement baissée, les yeux apparemment fixés sur l'écran minimal du téléphone de Lucie, il jetait de brefs regards vers les fenêtres des maisons qu'il longeait. Un instant il crût voir bouger un rideau à une fenêtre mais ne changea pas son attitude. Il se dirigea vers la maison rénovée au rideau mouvant, lâcha un grand coup de pied dans le grillage de clôture puis s'y adossa tout en faisant semblant de taper sur les touches.
— Qu'est ce que tu fais ici, toi ? fit une voix grave et sonore.
Valentin mima un sursaut très réaliste et laissa tomber le téléphone de Lucie sur une touffe d'herbes.
— Hein ? Oh putain, mon téléphone, putain ! Quoi ? Qu'est-ce qu'y a ?
— Je t'ai fait peur ?
— Ben ouais ! Mon phone est niqué putain ! fit Valentin en se baissant pour le récupérer. Ce faisant, il maintint son pouce sur la touche rouge d'extinction.
— Allons, ce n'est peut-être pas si grave. Entre un instant, je vais regarder ça. Tu as soif, tu veux un jus d'orange ?
— Ouais, mais mon téléphone...
— Ne t'inquiète pas, je vais arranger ça je te dis. Entre. Assieds-toi un instant, je te prépare un rafraîchissement. Tu peux prendre le fauteuil.
L'homme s'absenta quelques instants, Valentin fit prestement glisser l'arrière de la coque du vieux téléphone, ôta la batterie qu'il fourra dans une poche de blouson et remit la coque juste au moment où l'homme revenait avec un verre d'orangeade.
— Tiens, bois et montre-le moi ton téléphone, fit l'homme en saisissant l'engin.
Visiblement incompétent aux yeux experts de Valentin, il appuyait sur toutes les touches sans succès. Valentin profita de ce que l'homme ne le regardait pas pour vider le verre sur le fauteuil dans son dos, à la pliure du siège et du dossier.
— Rudement bon , je peux en avoir un autre ?
— Bien sûr, donne ton verre.
Valentin ne se leva pas, attendit que l'homme lui mette le verre plein dans les mains. Avec un art prometteur de l'improvisation, il lâcha le verre sur sa cuisse droite. — Oh merde ! Putain, j'ai tout renversé sur moi et sur le siège ! hurla-t-il en se mettant debout et en frottant ses habits.
— Ce n'est pas bien grave, moins que pour ton téléphone. J'ai bien l'impression qu'il est cassé. Écoute, je possède encore l'ancien iPhone de mon fils. Il ne lui sert plus, si tu veux, je te le donne.
— Z'avez un fils ? questionna-t-il. Putain, chuis tout tremp' !
— J'ai un garçon de ton âge, mais il est malade en ce moment. Tu le veux ce téléphone ?
— Ben faut voir, fit Valentin en roulant des yeux. Il fit un pas, s'appuya au dossier du fauteuil, fit deux pas hésitants et s’assit brutalement sur la table basse face au fauteuil, comme si ses jambes ne le portaient plus. Il tenta de se relever, révulsa ses yeux et retomba assis.
— P'tain... chuis…. solide... comme... un' meuf, ânonna-t-il et il se mit à rigoler par petites séquences gloussées, sans raison.
— C'est un simple étourdissement, ça va passer. Viens t'allonger un instant. Appuis-toi sur mon bras.
L'homme soutenant Valentin qui se laissait aller de tout son poids ouvrit une porte et le poussa vers un lit double inoccupé.
— Tu es fatigué tout simplement, repose-toi, je vais à l'étage chercher ton nouveau téléphone.
Sitôt l'homme parti, Valentin sortit sans bruit, ouvrit rapidement deux portes qui donnaient sur un long corridor et dans une autre chambre aperçut Bouboule inconscient sur un lit. Refermant tout, il retourna s'allonger et fit semblant de dormir.
La porte de la chambre s'ouvrit et se referma doucement. Valentin se leva alors silencieusement et colla une oreille contre le bois. L'homme téléphonait.
« Une nouvelle livraison… Deux petits soleils… Oui, deux… Complètement incognito. Je pars cette nuit ».
Valentin retourna sur la couette du lit, libéra et alluma son iPhone, toucha l'icône de l'application SMS, tapa « 2 » et enfouit son engin sous la couette pour masquer le chuintement de départ du message multiple. Il imagina la joie encore teintée d'inquiétude de ses amis. Dix neuf heures quinze indiquait son cadran. Il activa son application « Altimeter » et entra le numéro personnel de Lemoine dans le message pré-rempli d'appel au secours. Il étouffa à nouveau le bruit artificiel annonçant le départ effectif de son SOS. Valentin refixa son iPhone contre sa jambe et décida de se reposer en attendant l'intervention des forces de l'ordre et de la justice. Un quart d'heure après, il crut discerner une sirène deux tons dans le lointain puis plus rien.
« Si ce sont eux, ils ont décidé d'être discrets. J'aime mieux cela qu'une intervention à la cow-boy. »
Il se passa encore dix minutes avant qu'il entende ce qu'il supposa être la sonnerie de l'entrée.
— Gendarmerie nationale, pouvons-nous entrer ? fit la voix grave de l'adjudant Lemoine.
— Pouvez-vous me dire pour quelle raison ? répondit calmement l'homme qui venait d'ouvrir.
— Nous avons des raisons de penser que vous séquestrez des enfants.
— Vous vous trompez totalement capitaine, je vis seul ici.
— Dans ce cas, vous ne verrez aucun inconvénient à ce que nous entrions.
— Puis-je voir le mandat qui vous autorise à perquisitionner ma maison ?
— Écoutez monsieur, il ne s'agit pas d'une perquisition, nous faisons une simple vérification, nous n'allons pas déranger un juge pour cela. Nous n'en avons pas pour longtemps.
— Si vous n'avez pas de mandat, vous n'entrerez pas chez moi. On n'a pas idée d'em… bêter ainsi d'honnêtes citoyens. Au revoir capitaine.
Valentin jugea le moment opportun pour pousser un long cri très aigu. L'homme repoussa violemment la porte sur l'adjudant Lemoine et fonça dans le couloir vers la porte de derrière mais Valentin qui avait prévu une fuite éventuelle se jeta dans les jambes du fuyard qui s'écroula, immédiatement neutralisé par les brigadiers Guimard et Dufournet.
— Valentin, ça va ? s'inquiéta l'adjudant en s'accroupissant près de l'adolescent.
Celui-ci, avec un large sourire lança un clin d’œil complice vers le gradé. — Valentin, Valentin, je t'avais interdit de prendre des risques ! En plus, tu m'as sciemment menti lorsque je t'ai appelé. Tu mérites, tu mérites...
— Je mérite que vous préveniez tout de suite les parents de Pascal, il est dans la chambre à côté ! sourit Valentin. De mon côté, je vais immédiatement rassurer mes copains et mes copines, ajouta-t-il en sortant son smartphone de sa chaussette.